Greg Mattera PEINTURE
Greg Mattera
Portraits connus ou inconnus, Greg Mattera travaille sur l’autre en cherchant à le révéler : il s’attarde sur le visage, travaille et retravaille son expression et de ces figures d’ange ou de démon ressortent plusieurs facettes. L’artiste crée ainsi une proximité avec ces modèles qu’il ne connaît parfois pas. Ce qui l’intéresse c’est avant tout ce qu’il va pouvoir dégager du modèle. A l’instar d’un photographe qui prendrait plusieurs clichés pour en dévoiler toutes les facettes, Greg Mattera mixe les clichés pour les dévoiler d’un seul trait.
L’œuvre de Mattera est alors multiple : collages, peinture, photos, couches qui s’ajoutent, se découpent, se collent et se décollent au fil des avancées de l’artiste, l’objectif est de donner à voir autrement, de donner une seconde peau. Au lieu de traiter l’icône, il s’intéresse à la femme : de Madonna à Asia Argento, c’est un grand jeu de cache-cache que l’artiste nous donne à découvrir. A l’image d’un monde où les contacts se tissent sur la toile, l’artiste se crée un réseau, un monde au milieu de son monde. Le modèle est virtuel, universel, à la portée de tous, il devient accessible.
La juxtaposition de la matière n’est pas pour donner la forme mais pour mieux la laisser deviner. Les couches donnent les détails nécessaires, tels des explications, à la compréhension du personnage. Ce dernier alors en arrière plan, les couches marquent le temps, celui d’une histoire que l’artiste entretien avec ses modèles, celui de l’amour des femmes. Dans chacun d’entre elles il y a à la fois un côté ange et un côté démon, deux mondes comme ceux de l’artiste qui rêve et de ses cauchemars.
A ses débuts, Greg Mattera travaillait beaucoup avec des aplats bicolores, renvoyant alors un peu au Pop Art. on retrouve aujourd’hui cette tendance dans le concept même des collages, un mélange entre le virtuel et le réel, fabuleux ingrédients qui constituent les deux facettes de notre société contemporaine.